
- Spring flow 5, 2008
- Huile sur toile, 50 x 50 cm
Ma peinture est expérience et désir de connaissance de cette pratique, celle-ci existe en tant que éclosion, yoga, promenade, violence, murmure. Une énergie est à l'oeuvre au croisement du réel et de l'imaginaire, écho vivant de l'homme, là debout sur terre et désirant faire. La peinture est le lieu où faire serait d'élaborer le geste de pénétrer la terre, de la parcourir et de la contenir. Chaque ensembles de peintures possède son expérience, dans le choix des couleurs et le choix des outils en lien avec les saisons climatiques et corporelles.
A la fois revue et écologie cérébrale, les cahiers
de recherche sont fait de prises de notes. Ecologie car il s'agit d'un
processus d'assimilation et de ruminance, autant de la terre que de
la tête, comme une systémique de la psyché et de
l'echo prise et comprise dans l'instinct.
Face à face avec l'écoulement ce travail permet l'observation
du fertile et du cyclique. Traçant par fragments, sauts et rebondis
une sorte de ligne de voûte crânienne où le sens
et les formes se joignent pour la navigation : Head-liner.
Ma sculpture existe dans une production dobjets modulaires tendant
à trouver une connectique et un agencement à venir. Cette
sculpture viendrait à la fois dune concrétion de
la pensée et comme bâton de marche pour la pensée
; sorte de béquille cérébrale où son apparition
dans le monde relèverait dune relance de la pensée
mêlée au désir davancer vaille que vaille.
La sculpture offre au corps intérieur, un corps extérieur.
Le travail oeuvre à la reconnaissance de ces corps bivalent.
Corps atomique = corps cellulaire = corps humain = corps social = corps
étatique = corps terrestre = corps universel.
Même si cest louche ; la sculpture est quotient corporel
à une égalité près.
Gaël Derrien / 2008-2010.
Cosméthique : Nos gestes comme autant d'hommages aux aiguilleurs
de nos vies.
Dors, le sens se place sous l'autorité de la poussière.
